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10/05/2010- Communique de presse du 10 mai 2010
 
Parodie de concertation, irréalisme, illusion, risque de dissension au sein de nos communautés, mépris, piège.

Ce sont là les mots les plus souvent entendus parmi les présidents de CME de CHU - comme parmi leurs mandants - depuis la publication au Journal Officiel, le week-end dernier, du décret concernant les commissions médicales d’établissement.

Parodie de concertation car aucune des propositions des représentants institutionnels n’a été prise en compte ; tout au plus est-il désormais précisé que dans les CHU, le Président de CME ferait partie des personnels titulaires ; comment pouvait-on imaginer qu’il en soit différemment pour pouvoir au sein du directoire affirmer la position de la communauté médicale tout entière, hospitalière et hospitalo-universitaire dans les domaines non seulement du soin mais aussi de l’enseignement et de la recherche.

Irréalisme car comment aujourd’hui obtenir l’adhésion de la communauté médicale aux projets permettant à l’établissement d’établir son état prévisionnel des recettes et des dépenses (c’est à dire son budget), a fortiori son plan de retour à l’équilibre alors même qu’elle ne sera qu’informée du premier et ne le sera pas même du second. Comment ne pas impliquer cette même communauté dans les projets de coopération.

Illusion car ce décret ne fera pas taire la communauté médicale qui continuera de s’exprimer auprès des usagers, de nos concitoyens pour leur faire connaître les risques d’une dérive financière de la gestion de nos hôpitaux au détriment de la qualité de leur prise en charge.

Dissension car le texte ne préserve pas dans les CHU l’équilibre que la précédente réforme avait instauré entre les hospitalo-universitaires et les hospitaliers et dont il s’est avéré depuis qu’il était nécessaire au bon fonctionnement des établissements dans le respect des missions des uns et des autres.

Mépris car cette rédaction méconnaît le rôle fondamental de la collectivité médicale et de ses représentants institutionnels que sont les CME et leurs présidents dans l’évolution des hôpitaux et leur adaptation à leur environnement.

Mépris illustré si besoin par la modicité de l’indemnité allouée à ceux dont les rédacteurs de la loi ne cessaient de mettre en exergue le rôle primordial de « premier vice-président » du directoire !

Piège car il ne faut pas faire croire que ce soit là l’explication de notre réaction. Les présidents de CME ont toujours été et sont encore aujourd’hui des bénévoles soucieux du bon fonctionnement et de l’efficience des établissements publics de santé qui doivent rester au service de la population toute entière.
C’est aujourd’hui encore notre seule motivation.

Nous restons investis aujourd’hui encore dans nos responsabilités pour maintenir une médecine au service des patients, avec une maîtrise médicalisée des dépenses et non une gestion financière pure.
 
Redaction chu-cme